Dimanche 18 février 2007

 

 

 

Oui, pourquoi?             

En fait, je ne sais pas trop.                                        

Ce dont je me souviens, c'est qu'à l'âge de 14-15 ans, j'achetais avec mes sous (et je n'en avais pas beaucoup!) la revue 100 idées et que les réalsations qui étaient présentées me faisaient rêver...

C'était la mode des poupées en chiffon : j'allais donc chez  "T... Soldes" et achetais des tissus à pas cher pour réaliser mes poupées.

 C'était le plein boom des tissus anglais,  la mode du liberty,   de  David Hamilton...  Le retour à la nature, le vrai, les racines, le romantisme, l'idéalisation du  passé. Je révais du Larzac... C'était aussi la mode du crochet et de ces "magnifiques"(!) couvertures avec des fleurs posées sur chaque carré. ..Les "cache-rouleau papier hygiénique" posés royalement sur la plage arrière de la voiture...On faisait aussi des fleurs en collant et en fil de fer... , d'autres en papier crépon...On se fabriquait des colliers en perles rocaille...Quand on y pense...

Un jour je suis tombée sur un article qui présentait un ouvrage en patchwork. J'aimais l'idée de principe: refaire vivre des tissus dans un nouvel ouvrage. Récupérer et transformer...

J'ai demandé à ma grand-mère des vieilles chemises de mon grand-père et avec cette récup de fortune, j'ai  essayé de faire un petit quelque chose.

Ce fut un fiasco total :mais j'ai gardé  au fond de moi cette idée de patchwork....

Je me suis mise à autre chose: au lycée, en club, j'ai pris quelques cours de coûture: j'ai réalisé une jupe à panneaux en liberty noir.J'ai aussi appris à faire des bijoux en émaux sur cuivre, touché au macramé...

Ensuite, la fac, la rencontre, le mariage, un club du soir de peinture sur soie, un stage d'aquarelle, quelques cours de poterie. Puis le premier enfant. Plus de stage mais des tricots, des vêtements cousus main (c'était la grande mode et les patrons coûtaient très cher).

Un dimanche, une promenade, un arrêt au musée du patchwork de Bourneville en Normandie.

J'apprends qu'on peut suivre des cours de patchwork et je m'inscris à deux stages: le premier sur les "assiettes de Dresde", le second sur le " log-cabin".

Je n'aime pas faire les assiettes de Dresde: trop difficile pour moi qui me lançais. J'ai quand même fait deux coussins... Je ne sais plus où ils sont... Sûrement à la poubelle...

 

En revanche, j'adore la technique du log-cabin: cela me paraît simple et rapide. Je me lance tout de suite dans une couverture... Ce sera mon premier patchwork. Je l'ai fini le ventre rond, sous une chaleur torride devant des copains qui riaient de me voir couper des bouts de tissu pour les réassembler ensuite...

 

Cela fait 16 ans maintenant. Depuis, je n'ai jamais cessé de faire du patchwork. Entre deux, j'ai suivi pendant quatre ans des cours de stylisme mais je n'ai plus envie de réaliser de vêtements. Ceux du commerce sont toujours plus à la mode que les miens, moins chers et mieux confectionnés...

Je me sens plus à l'aise dans le patchwork: il me semble que j'ai moins de contraintes et plus de liberté.

C'est un passe-temps que j'aime. Sans être une "accro", je suis fidèle: j'y reviens toujours.

Il y a eu une grande pause : un drame m'a éloignée du patchwork.

Il y a encore des pauses mais maintenant, c'est le manque de temps qui me freine ...

Le plaisir et l'intérêt sont restés intacts. C'est mon petit havre de paix...

 

 

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