Mémé, j'ai pensé à toi en préparant ces pommes de terre.
J'avais allumé le feu dans la cheminée, je cousais tranquillement et mon esprit s'est évadé.En observant le feu, je t'ai revue, te penchant pour remettre des bûches dans l'âtre.
Au
Rasclat, été comme hiver, le feu brûlait dans la cheminée.Le soir, avant d'aller au lit, ma grand-mère "couvait" le feu. C'est-à-dire qu'elle recouvrait les braises de cendre blanche et qu'elle
écartait les bûches encore incandescantes, s'il en restait.Le lendemain matin, il n'y avait plus qu'à raviver les braises, rapprocher les bûches et le feu repartait.
Ma grand-mère cuisinait au feu de bois, ce qui donnait une saveur particulière aux plats les plus simples.
Ce soir, j'avais envie de cuisiner au feu de bois moi aussi.
La magie de feu m'a fait retrouver les gestes que ma grand-mère faisait tous les jours. J'ai rapproché ou écarté les bûches en écoutant le grésillement des pommes de terre dans la poële, jusqu'à
obtenir la bonne température.
La recette n'a rien de particulier: un morceau de jambon du pays coupé en cubes, des champignons de Paris (faute de cèpes) des pommes de terre, de l'ail en chemise.C'est tout!
Les pommes de terre étaient sublimes. Clément a adoré. Pour moi, elles avaient une saveur toute particulière. Mais je n'ai rien dit. On s'est régalé. Simplement.
Les tomates farcies: tout un programme ... !
Les tomates farcies, tout d'abord, c'était l'affaire de ma grand-mère.
Elle allait chercher les tomates au jardin: elle les prenait bien grosses et bien rouges.
Ensuite, elle décrochait le jambon, le sortait du torchon qui le protégeait , en coupait une belle tranche et puis elle passait un temps infini à couper en petits morceaux l'ail, traçant des sillons très serrés dans les gousses , en traçait d'autres à angle droit puis les coupait dans l'autre sens. Ensuite, elle les "finissait" sur la planche à découper et y ajoutait le persil.
Je ne parle pas du pain rassis qu'elle coupait en morceaux "menus menus" disait-elle.
Pour finir, il fallait aller chercher les oeufs au poulailler. Bref: c'était toute une affaire!
Les tomates farcies, c'est maintenant l'affaire de ma maman. Vous allez le constater: c'est encore tout un programme ... !
Tout d'abord, on va au marché en famille, c'est mieux!
On se gare, on passe le long de la rue
du canal, on cherche le poste où l'on
vend les meilleures tomates du coin.
C'est tout au bout, au fond, à gauche.

Il ne faut pas faire attention aux fautes d'orthographe: les tomates, c'est aussi une histoire de culture, faut pas juger!

Elles sont pas belles les tomates ? Une fois qu'on a choisi, vite, pour ne pas la perdre de vue, on la met dans le sac!

On a les oeufs, le persil, il reste du pain à la maison...
Ah oui! il ne faut pas oublier la chair à saucisse! La meilleure se trouve dans le marché couvert, sous les halles ...
On aurait pu prendre un ptit blanc au café du coin (du Jurançon, c'est le vin du pays ), mais on n'a pas le temps: faire des tomates farcies prend un bon moment ...

De retour à la maison, on range les tomates: celles qu'on n'utilisera pas, on les mangera en salade avec des pommes de terre.

|
On met tout ce dont on aura besoin sur la table: c'est plus pratique! |
![]() |
Ensuite, les choses sérieuses commencent !!!
( Au fait, pour les proportions, on était 5 à table: il fallait bien 1O tomates, on en a prévu 12, c'est que des grands-parents et des jeunes de 17 et 20 ans, ça ne fait pas semblant !, 700 g de chair à saucisse, du jambon du pays et deux oeufs -on aurait pu en mettre 3- )
|
Ma mère fait dégorger les tomates au sel fin une quinzaine de minutes, une fois qu'elle les a évidées , moi non.
|
Elle épluche l'ail... Moi aussi ! |
Temps modernes obligent: l'ail et le persil finissent au mixer !!! |
|
C'est moi qui ai coupé le pain! (pas assez "menu-menu" selon ma mère. Alors elle lui a fait subir quelques tours de mixer.) |
On ajoute les deux oeufs (ou trois) . |
Il ne faut pas hésiter à mettre la main à la pâte ! |
|
C'est le moment de farcir les tomates ...
|
Une pointe d'huile d'olive, un peu de thym, du sel, du poivre ... |
Un passage d'une heure environ au four, th 6, pour bronzer un peu ...
|
Et les voilà ! Elles sont cuites !

et succulentes !!!
|
Le taboulé à ma façon.
|
|
Pour faire un taboulé, il vous faut un beau bouquet de persil, de la menthe (du jardin, c’est meilleur!), un concombre, un poivron rouge et un vert, cinq tomates au moins, du jus de citron (10 cl)(ou l’équivalent), de l’huile d’olive (10cl), du sel et du poivre et de la graine de couscous (500g ). |
![]() |
![]() |
![]() |
|
On lave, et mixe les uns après les autres les légumes, on les ajoute au couscous, on sale, on poivre. Et c’est tout! C’est fait! On n’a plus qu’à attendre le lendemain matin pour déguster. (il ne faut pas oublier de goûter avant de servir pour ajouter un peu plus de citron ou de sel selon notre goût) |
![]() ![]() |














