Mercredi 21 février 2007

En attendant de suivre la première journée de stage sur le sac Yoko Saito, vous pensez bien que je n'allais pas rester bien sagement à attendre 6 mois sans rien faire!!! Les doigts me démangeaient, les épingles dans leur boite faisaient un raffut du diable, les ciseaux claquaient d'un air menaçant et mon esprit bouillonnait...

Il fallait faire quelque chose...

Je suis donc allée au magasin de patchwork, j'ai acheté un des livres de Yoko Saito, un peu de tissu et en avant! Je m'y suis mise!

S'y mettre, qu'est-ce que ça veut dire en fait?

Chez moi, cela signifie des heures et des heures de rêvasseries, le livre ouvert à tourner et retourner les pages, lire les explications, revenir aux modèles, hésiter, choisir les tissus, les oublier, recommencer puis décider enfin que je ne réaliserai pas fidèlement un modèle (je ne le fais jamais): je prendrai un peu de ce modèle, puis un peu de cet autre et on verra bien!

Enfin, je me décide: je sors les ciseaux, les épingles, le fil, les tissus, je photocopie les bouts de modèles qui me plaisent, redessine au besoin, réadapte à la taille.Me voilà prête: tout est sur la table.

Je peux me lancer...

Mais, comme à chaque fois, j'ai la trouille!

Même pour une petite trousse de rien du tout!

 

 

 

Dimanche 18 février 2007

 

 

 

Oui, pourquoi?             

En fait, je ne sais pas trop.                                        

Ce dont je me souviens, c'est qu'à l'âge de 14-15 ans, j'achetais avec mes sous (et je n'en avais pas beaucoup!) la revue 100 idées et que les réalsations qui étaient présentées me faisaient rêver...

C'était la mode des poupées en chiffon : j'allais donc chez  "T... Soldes" et achetais des tissus à pas cher pour réaliser mes poupées.

 C'était le plein boom des tissus anglais,  la mode du liberty,   de  David Hamilton...  Le retour à la nature, le vrai, les racines, le romantisme, l'idéalisation du  passé. Je révais du Larzac... C'était aussi la mode du crochet et de ces "magnifiques"(!) couvertures avec des fleurs posées sur chaque carré. ..Les "cache-rouleau papier hygiénique" posés royalement sur la plage arrière de la voiture...On faisait aussi des fleurs en collant et en fil de fer... , d'autres en papier crépon...On se fabriquait des colliers en perles rocaille...Quand on y pense...

Un jour je suis tombée sur un article qui présentait un ouvrage en patchwork. J'aimais l'idée de principe: refaire vivre des tissus dans un nouvel ouvrage. Récupérer et transformer...

J'ai demandé à ma grand-mère des vieilles chemises de mon grand-père et avec cette récup de fortune, j'ai  essayé de faire un petit quelque chose.

Ce fut un fiasco total :mais j'ai gardé  au fond de moi cette idée de patchwork....

Je me suis mise à autre chose: au lycée, en club, j'ai pris quelques cours de coûture: j'ai réalisé une jupe à panneaux en liberty noir.J'ai aussi appris à faire des bijoux en émaux sur cuivre, touché au macramé...

Ensuite, la fac, la rencontre, le mariage, un club du soir de peinture sur soie, un stage d'aquarelle, quelques cours de poterie. Puis le premier enfant. Plus de stage mais des tricots, des vêtements cousus main (c'était la grande mode et les patrons coûtaient très cher).

Un dimanche, une promenade, un arrêt au musée du patchwork de Bourneville en Normandie.

J'apprends qu'on peut suivre des cours de patchwork et je m'inscris à deux stages: le premier sur les "assiettes de Dresde", le second sur le " log-cabin".

Je n'aime pas faire les assiettes de Dresde: trop difficile pour moi qui me lançais. J'ai quand même fait deux coussins... Je ne sais plus où ils sont... Sûrement à la poubelle...

 

En revanche, j'adore la technique du log-cabin: cela me paraît simple et rapide. Je me lance tout de suite dans une couverture... Ce sera mon premier patchwork. Je l'ai fini le ventre rond, sous une chaleur torride devant des copains qui riaient de me voir couper des bouts de tissu pour les réassembler ensuite...

 

Cela fait 16 ans maintenant. Depuis, je n'ai jamais cessé de faire du patchwork. Entre deux, j'ai suivi pendant quatre ans des cours de stylisme mais je n'ai plus envie de réaliser de vêtements. Ceux du commerce sont toujours plus à la mode que les miens, moins chers et mieux confectionnés...

Je me sens plus à l'aise dans le patchwork: il me semble que j'ai moins de contraintes et plus de liberté.

C'est un passe-temps que j'aime. Sans être une "accro", je suis fidèle: j'y reviens toujours.

Il y a eu une grande pause : un drame m'a éloignée du patchwork.

Il y a encore des pauses mais maintenant, c'est le manque de temps qui me freine ...

Le plaisir et l'intérêt sont restés intacts. C'est mon petit havre de paix...

 

Mercredi 14 février 2007

Lors d'une journée de l'amitié dans un magasin de patchwork, je suis tombée en admiration devant les sacs Yoko Saito réalisés par certaines dames. Au cours de la conversation j'ai appris avec joie qu'il était possible d'apprendre à réaliser un  sac pendant les stages organisés par le magasin.Je n'ai pas hésité une seule seconde et me suis inscrite tout de suite. Nous étions début juillet : il a fallu attendre patiemment le mois de janvier pour  commencer le fameux sac...

Il y a trois journées de stage. Pour l'instant, je n'ai suivi que la première... Nous avons beaucoup de "devoirs" à faire à la maison pour la prochaine fois, c'est-à-dire la semaine prochaine... Heureusement, entre deux cours, il y a un laps de temps d'un mois...Il n'en faut pas moins car quand on travaille et qu'on a la charge d'une famille, ce n'est pas facile de trouver un moment  pour coudre. Mais quand on aime... On trouve toujours le temps...

Malheureusement, l'idée du blog ne m'est venue qu'après avoir bien entammé la première pochette:vous ne verrez donc pas les différentes étapes de l'appliqué! Je jure que pour la suite, je ferai mieux!

Ici, on peut voir que je suis en train de quilter le travail, c'est à dire de matelasser la poche. Tout est cousu à la main et on peut dire que lors de cette étape, on se pique beaucoup l'index gauche ... Enfin... c'est mon cas...

Ce que j'aime (et je ne suis pas la seule!) ce sont les couleurs des tissus japonnais: les tons de brun coloré sont absolment magnifiques et l'on peut presque dire qu'on ne peut pas faire de faute de goût quand on choisit de tels tissus!

Le succès est donc assuré sans trop de difficultés!!!

 

 

J'ai donc fini la partie "quilting". Il faut maintenant que je pose le biais... J'avoue que cette partie du travail ne me rejouit pas du tout car il faut fabriquer son propre biais à partir du tissu choisi .

Ensuite, il faut le poser...

Je retarde l'étape au maximum mais il faudra bien que cela soit fait avant samedi prochain...!

Pour voir la confection de la deuxième pochette, cliquez ici.

 

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